Hello

Oh oui le compressif fait sens (j'ai même une petite planche anatomique avec les corrélations longueur de lame/cibles possibles qui pourrait servir de support pour l'utilité d'en avoir un et/ou d'en improviser un rapidement.
Sinon pour le compte rendu:
Séance du 25 juin 2016 – Lyon 7ème – 12 participants (13 avec moi)
Evaluer ses représentations relatives à la violence en distinguant bagarre et combat.Début par un petit brainstorming pour voir ce que chacun met derrière les termes « bagarre » et « combat ». Non pas qu’il s’agissait de coller une définition nette et définitive mais plutôt pour qu’on s’accorde à employer le même vocabulaire pour se comprendre pendant la séance. D’ailleurs, pour quelques uns, les données auraient bien été inversées entre les deux concepts. Le terme « enjeux » a été judicieusement placé. Du côté de l’ACDS, dans l’idée : on ne cherche pas la bagarre, mais on combat, et si on combat c’est qu’on craint pour son intégrité physique voire pour sa vie.
Donc, histoire de voir où on peut appuyer pour faire mal, exercice tranquille et tout en contact : toucher les points sensibles du corps ; dans l’idée celui qui est touché est invité à faire un retour : « ah oui, là je sens que c’est pas pour rigoler ». De face, de côté, de dos. Quelles formes de main s’appliquent pour atteindre tel ou tel point…
Précision apportée ici en ce qui concerne le petit os (hyoïde) dans la gorge: dans ce que j'ai pu voir (…sur des tables où certes le principal intéressé ne pouvait plus parler), il cassait par strangulation. Le casser sur un coup sec comme on peut le voir dans certains films, ça doit être possible (il y a des personnes qui meurent sur une seule droite), mais ce n'est pas systématique. D'autant que j'ai vraiment pas vu grand monde attendre sagement de recevoir un coup à cet endroit. Et en faire une généralité me parait un peu facile. Ce qui en veut pas dire qu'on n'aura pas mal pendant un certain temps hein, j'en ai fais moi-même quelques expériences...
Assez rapidement, les participants s’essayent à un étranglement arrière : une des solutions intermédiaires proposées est celle de se laisser franchement tomber. Pas la panacée, mais déstabilise « l’agresseur », et nécessite de se relever rapidement et/ou de se défaire de la prise arrière.
En regardant évoluer les participants, j’en ai vu pas mal qui s’essayaient à la pique au yeux, ça devenait assez naturel.
Avec les membres du groupe (notamment ceux partageant avec le senshido et southnarc), on a proposé un contre du contre sur étranglement (ça va être compliqué à décrire). Sur un étranglement avant, le défenseur est contré par l’agresseur (ce dernier tout en gardant ses mains sur le coup pare avec les épaules et/ou les coudes pour bloquer les coups provenant du défenseur), qu’on passe dans l’intérieur des bras ou sur les extérieurs. Cependant, l’agresseur a plus de mal à gérer quand le défenseur passe à la fois ou en léger décalage, sur l’intérieur ET l’extérieur (en plus on peut rajouter un pied sur pied).
Ensuite, travail au sol : défenseur à terre et agresseur qui essaye de toucher aussi des zones sensibles. On se rend vite compte que les zones sont quand même plus difficilement atteignables qu’en station debout, sous réserve tout de même d’être mobile au sol (et donc d’avoir un cardio qui tient un peu quand même, d’autant que le but n’est pas de rester au sol mais quand même de se relever).
Notamment pour ceux qui découvrait : on a expliqué qu’il était question ici pour celui qui joue « l’agresseur » de se mettre dans cet esprit d’esprit : il leur a été demandé de chercher l’écrasement et pas le simple coup de pied aux fesses ; en le faisant, on s’en protégerait sans doute plus aisément parce que l’ayant fait, on sait que ça peut arriver.
Cette mobilité n’est plus aussi bienvenue avec trois agresseurs : mieux vaut rechercher un mur et avoir visualisé ce qui trainait et pourrait servir d’arme (des revues et des couteaux d’entrainement avaient été préalablement éparpillés dans toute la salle). Il n’est pas inconcevable de se placer en position fœtale, dos contre le mur, visage bien protégé. Je précise qu’ici il n’était pas encore question de couteau pour les agresseurs.
A un moment l’un des défenseurs, s’est extrait des trois agresseurs, est allé chercher un journal, puis finalement a ramassé un couteau pour se rediriger vers un de ses agresseurs. En aparté la question a été posée : comment justifier de prendre le temps de choisir une arme et de retourner vers le danger, alors qu’on pouvait fuir en se protégeant ? On n’apportera pas de réponse ici, mais c’est quasi injustifiable sur une audition de police ou devant des magistrats.
Erreur de ma part à ce niveau : on aurait du débriefer ça rapidement en grand groupe.
Ensuite en guise pause : quelques apports théoriques (déjà vu pour certains) pour appuyer cette idée d’évaluer ses propres représentations par rapport à la violence. Explications et commentaires à partir du schéma d’Albert (un exemple en pièce jointe) : le déroulé d’une réaction face à une « contrariété » (perception – représentations – émotions – sensations physiques – réponse) : nécessité de placer un filtre avant la réponse ; et de quoi est composé ce filtre.
Synthèse de progression (comme on dit) : ce qui diffère entre bagarre et combat, ce sont les enjeux ; un moyen de graduer : F.I.C = fuir, impressionner, combattre. Et quand on combat on ne fait pas semblant. Illustration par le rappel d’une scène du film « black rain » (Michael Douglas repoussant vigoureusement son collègue japonais qui voulait lui faire peur en arrêtant son shinaï juste avant la frappe).
Puis travail sur pao. Ici pas besoin d’en dire plus.
Travail d’une possibilité pour un petit gabarit par rapport à un grand : après des frappes rapides au visage, rentrer en coup d’épaule avec un pied sur pied.
Puis pour finir : rapides commentaires sur la pyramide de Wiseman.
Côté ressenti : perso, je me suis senti bien dans ce groupe composé de nouveaux nouveaux, et de nouveaux « plus usés » ☺ provenant d’horizons différents. Et je préfère de loin cette idée de groupe de travail pour progresser : en regardant deux partenaires évoluer, un troisième juste observateur, peut proposer des solutions « alternatives » qui n’étaient pas forcément envisagées sur le moment.
Deux autres oublis de ma part : j’ai encore zappé le fait de bosser avec le sac à dos ou en bandoulière, et j’ai omis de rappeler « toujours tricher, toujours gagner » pour appuyer encore cette notion d’état d’esprit « combat » et « pas faire semblant ».