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Donc on retombe sur l'idée que "plus c'est simple, moins on risque de se planter" (genre la massue)
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AMHA, ça dépend beaucoup du niveau de stress et de l'état physique de la personne.
Je m'explique : plus un outil/une méthode est simple, plus on sera habitué à faire les gestes nécessaires à sa mise en oeuvre.
À peu près tout le monde se sert plus souvent de son couteau pliant que d'un Resqme, donc les gestes pour l'ouvrir, le glisser sous la ceinture, et trancher seront immédiats et instinctifs (on espère quand même que la lame n'est pas pointue...). Donc, très applicables en mode primal.
Bien sûr, le drill et la conception d'un outil très simple permettront de limiter les conneries en cas d'usage sous stress, mais ne permettront pas de remplir le fossé car :
1) on ne peut pas driller tout le temps, pour tous les outils et méthodes spécifiques... En terme de temps d'entraînement, les outils et méthodes utilisés au quotidien garderont toujours une avance énorme sur ce sur quoi on s'entraîne "au cas où".
2) un drill se fera dans des conditions beaucoup plus standard qu'un usage au quotidien. De plus, dans les meilleures conditions qui soient, et avec toute la bonne volonté du monde, la compétence apportée par le drill sera autant associé à l'idée de driller qu'au but supposé de l'usage de l'outil méthode. Au contraire, l'usage d'un pliant sera uniquement associée à l'idée de couper, de gratter, bref d'en avoir l'usage ; et évite donc une source majeure de bruit dans l'apprentissage et la restitution de la compétence associé à l'outil/méthode.
Au contraire, plus un outil/méthode est simple, plus les gestes à faire pour la mise en oeuvre seront exigeants en terme de capacités physique et/ou mentale.
Par exemple, un Resqme permet de dégager tous les obstacles possibles à une extraction en trois gestes en soi très simple, et très peu exigeant en termes de force physique, d'agilité, et de dextérité : tirer sur le Resqme, le passer sur la ceinture, appuyer sur la vitre.
Alors que pour un pliant, il faudra avoir la dextérité nécessaire pour l'ouvrir, réussir à le passer sous la ceinture (j'insiste, sous la ceinture, le geste demande plus de mobilité au niveau de l'épaule que celui d'un Resqme), puis tabasser la vitre... Allez faire ça avec une luxation au bras fort.
On en conclurait donc, dans le cadre d'outils et de méthodes destinées à la sécurité des personnes, que les outils et méthodes les plus spécifiques devraient être destinées au personne encourant le risque, les forces d'intervention se contentant d'outils généralistes ayant vocation à devenir l'extension de leurs membres.
Cela n'est évidemment pas réaliste, vu que ça impliquerait un maximum d'investissement en terme de drill et de logistique de la part des personnes les moins susceptibles de rencontrer le risque.
Bref :
- KISS. Ou pour être plus précis : tout vecteur de complication qui n'a pas une utilité spécifique et bien cernée, dégager tu vas.
- Ne pas avoir un plan, c'est planifier sa défaite.
- Se donner les moyens matériels, mentaux, et que c'est téra d'appliquer son plan. En particulier :
- Travailler au quotidien l'attention, la vigilance. Ne pas savoir quand et comment appliquer son plan, c'est planifier sa défaite.
- Idem pour les aptitudes pratiques en général. L'idée étant d'acquérir l'automatisme problème -> Évaluation de la situation -> Recherche de solutions -> Choix d'une solution -> Application d'une solution. Envie d'aller faire réparer ton sac chez un couturier ? Non.
- Travailler l'inventivité, la créativité, bref la capacité d'adaptation au quotidien, y compris et surtout sous stress. L'idée étant de rendre efficace au maximum l'évaluation de la situation et la recherche de solutions. En plus l'impact sur le niveau de vie est édifiant.