Désolé pour le up. D'autant que je suis presque certain d'avoir parlé de ça ailleurs.
La technique du cuir bouilli évoqué ci-haut est une technique vieille du XIXème siècle, qui n'a rien à voir avec les méthodes antiques ou médiévales, à la fois bien plus chères et plus efficaces (Je me réfère à
cette source, et quelques autres que j'ai perdues depuis le temps).
Le cuir est un composé organique, qui ne supporte pas des températures de 100°C. Les collagènes en particuliers, prêtent au cuir sa cohésion, se dégradent aux alentours de 70°C.
Ces protéines, qui lorsque séparées de tout autre composant forment une gélatine que l'on désigne par colle de Vienne, colle de peau, colle de lapin, colle de vessie, etc, forment lorsqu'elles sont fixées en nombre sur une membrane (cuir, tissu) un composite formidablement résistant aux chocs, perforations, coupure (tout cela plus que les aciers médiévaux à poids égal, je doute qu'il n'en existe pas aujourd'hui qui les surpasse sur un point au moins) qui fut souvent utilisé comme armure (perdu ma source EDIT :
Merci olduvaï !). Le cuir bouilli se réfère dans les textes antérieurs à 1800 à un cuir traité de la sorte.
Attention néanmoins à l'humidité, qui décompose la colle.
Je crois qu'un groupe d'Allemands s'est amusé à tester la résistance d'armure en lin et collagènes, ce serait intéressant de retrouver leur site.