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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Dix vilains bretons, un poney-qui-boude et une femme, à travers le Menez Are du Vè siècle  (Lu 4676 fois)

10 mars 2014 à 13:10:24
Lu 4676 fois

Enid


L'article écrit par notre plume de Tiern, les clichés des photographes pro et amateur, et le petit montage vidéo arriveront au fil des semaines qui viennent.

Si vous randonniez à travers les tourbières et le bocage du Menez Are ce week end, vous avez du voir passer un guide et son poney, un homme armé léger, tous les deux engagés pour faire traverser la Letavie (Petite Bretagne) à un groupe de Bretons insulaires du Vè-VIè siècle migrants en Cornubia (Cornouailles).

Nous nous étions chargés que de l'essentiel pour survivre au voyage, des couvertures, des sagum, des cucullus, des birrus et des peaux, quelques abris de toile de lin cirée, de la corde, des haches, des couteaux, un peu de vaisselle en bois, des outres de peau cousue et graissée, des lacets de cuir de rechange, du pain, du lard, du fromage et des pommes, nos briquets et de l'amadou.

En vrai, on a fait 12 bornes dans l'aprem du samedi (et à peine 8 le lendemain), arrivant tôt dans la soirée au lieu prévu pour le campement, on s'est amusé à faire plein de montage différent pour nos abris, une corvée de bois suffisante pour deux jours, et j'ai pioncée comme une reine dans mon palace de lin, de peau de cerf et de couverture de laine, pendant que les copains se les gelaient dans les même conditions.
J'ai pas encore compris ce qui a fait la différence. J'ai même pu donner une épaisseur de couverture au copain frigorifié et tout tremblant à côté de moi (une chance que mon instinct maternel me ramène à l'état de veille régulièrement pendant mon sommeil et que je l'ai senti trembler. Sinon, l'aurait été bon pour l'hypothermie.
D'ailleurs, il a été un peu bête je crois, mais ça doit être du au fait qu'il est tout "jeune" (18 ans), il ne s'est pas collé à moi qui était une vraie bouillotte. Le fait que je sois une nénette (caractère pourri inside) fait qu'il n'a pas osé. Ce qui est très con car avec les autres copains, on s'en fout, si j'ai froid (ou si je glisse sur un terrain en pente), je me prive pas (eux non plus). La prochaine fois, on prévoit de se mettre tous en tas dans mon abri, moi au milieu, ils z'ont eu trop froid, les jaloux  :lol:

J'ai grave merdé avec l'hydratation le samedi, je l'ai percuté en fin de parcours, quand j'ai eu un gros coup de faiblesse, je me suis retrouvée d'un coup 200 mètres derrière, par moyen de trouver la force pour poser seule ma hotte de (seulement) 15 kg pour prendre ma gourde. Le copain moine (donc qui se faisait porter ses affaires pas les zautres, privilège de moine) m'a rejoint pour m'aider à prendre de l'eau et a marché à mon rythme le temps qu'on rattrape les autres qui m'attendaient à une croisée des chemins.

On a juste eu le cul bordé de nouilles avec ce temps magnifique, des moto-cross sympathiques qui se sont arrêtés et ont attendu en souriant qu'on finisse de passer, des chiens de ferme joueurs... (le seul qui nous a un temps soit peu cherché est parti la queue entre les jambes et en grouicant quand je lui ai gueulé dessus la seule phrase que je prononce bien en breton "Da gousket !")(pauv' clebs  :lol: )

Équipement & portage

Seule femme de l'épopée, seule en robe longue  (la bure du moine était plus courte et fendue sur les côtés), j'ai passé mon temps à relever ma tunique, la faire blouser à la ceinture étant franchement relou et désagréable. Donc, on en a conclu que les robes longues, c'est bien au village, à la maison, mais en voyage ou aux champs, une tunique de femme pratique, c'est une tunique qui descend à mi-mollet mais pas franchement plus bas. Là, j'ai failli finir la tête dans la tourbière en marchant sur le devant de ma robe  :lol: . (oui, ça m'a beaucoup fait rire, même sur le coup où c'était quand même un rien relou)
En revanche, je ne souhaite pas porter des braies d'homme, la régulation thermique avec une robe, c'est juste top, jamais trop froid, jamais trop chaud.

J'empile les couches de la façon suivante :
- une camisa en chanvre, sans manche, ample, jusqu'aux genoux (un sac à patates doux et souple, avec des trous pour les bras, en gros)
- une première tunique de chanvre, longue jusqu'aux bas des chevilles, ample,  manches longues et étroites
- une seconde tunique de laine, sur le même modèle
Sous le soleil et en marche, j'enlève la tunique de laine que je remet dès qu'on s'arrête même si j'ai chaud.

Arrivée au campement, j'ai enfilé ma robe de laine, mais aussi mon birrus, juste pour sécher à l'abri du vent, et j'ai ôter le birrus un quart d'heure plus tard pour faire la corvée de bois, le montage des tentes, etc... Je ne l'ai remis que dans la soirée.

Je porte des chaussettes courtes tricotées à l'aiguille, et des carbatinae éprouvées. Il me manquait une troisième paire de chaussettes pour être vraiment confort, et faire un roulement une paire le premier jour, une seconde la soirée dans les chaussures encore humides pendant que les premières sèchent, et une troisième dans la nuit pendant que les secondes et les chaussures sèchent. Là, j'ai fait une paire journée & soirée, et la seconde paire pour la nuit et le lendemain, et j'ai eu froid aux pieds pendant la veillée, ce qui est fort désagréable.

J'avais envisagé la claie pour le portage, mais par manque de temps pour fabriquer et tester, j'ai pris ma hotte d'osier. Elle est un peu étroite, et pour augmenter le volume d'emport, j'ai créer un haut tube avec ma peau de cerf. J'ai tassé mon énorme couverture de laine moutmout au fond (je suis montée dessus pour bien tasser, la grande classe j'vous dit !), et puis mis les deux sacs contenant la nourriture et les bricoles (lacets, chaussettes, couteau, savon), la gourde, et j'ai refermé et protégé le tout avec mon birrus. Le tout faisait 15 kg, avec nourriture pour deux jours et 1,3 litre d'eau dans une lourde gourde de cuir cirée.
Il faut que je change le cuir des bretelles pour du tanné végétale de 3 mm (là, c'était une vieille ceinture très épaisse, rigide, teinté/tanné chimik, presque 4 mm d'épaisseur), et je vais y coudre de la peau poilue de moutmout douillet pour éviter de m'abimer à nouveau la clavicule droite. Parce que vieux syndrôme rotulien mis à part, c'est le seul bobo (pas vraiment grave mais bobo quand même) que j'ai eu et qui fait fié, mais vraiment fié, parce qu'il faut le soigner complètement, la clavicule, ça pardonne pas trop j'ai l'impression.

Ma toile de lin de 3 mètres par 3 (640 gr par mètre carré) et la corde de lin, 6 kilos en tout, étaient portées par le poney.

Pour être autonome par rapport aux garçons, il me manquait une hachette, que j'ai emprunté pour fabriquer piquets et mât pour l'abri. Mais ça, ce n'est pas un problème, juste une solution qui sera résolue avant la prochaine sortie par un détour chez un forgeron.

La théorie du gros appliquée à l'allumage du feu : si les garçons s'amusent à tapoter le silex de leur briquet pour faire des petites étincelles pour faire des petites braises sur l'amadou, le don ancestrale de la gardienne du foyer fait qu'en frappant fort deux fois mon silex de mon briquet pour faire deux grosses étincelles pour faire une grosse braise sur mon ch'ti bout d'amadou, ben suis plus rapide et efficace sur ce coup là. Mais c'est pas la première fois que je le remarque. Une copine qui fait pareil m'a sorti un jour " J'ai pas de temps à perdre avec ces conneries, je veux manger chaud".  :lol:



Enid, l'ourse bretonne
"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

10 mars 2014 à 13:18:13
Réponse #1

jeanluc


J'aime beaucoup ta manière de conter tes aventures ,Lourse, j'en redemande :-[

10 mars 2014 à 19:22:21
Réponse #2

Enid


Je maudis très ponctuellement* les copains de la photo qui trainent à publier les premiers clichés  :wife:

Préparation logistique (vaste blague inside)

Un copain : "les gars, on mange quoi le soir ?"
Le choeur : "Du graaaaas !"

Le même : "Je pense qu'il serait plus que temps d'établir un parcours... non?"
Le choeur : "Facile, on part du pré à poneys, on va jusqu'au pré à poneys par les crêtes, on dort entre les prés à poneys et on revient au pré à poneys par les chemins creux."

Un autre (celui qui charge le poney) : "Qui a une tente ?"
Répondez pas tous à la fois, hein, dès fois qu'on pourrait mal se comprendre...

Sécurité sanitaire et plan B

Ouaip, parce que quand même quoi.
La seule concession faite à l'historicité de l'aventure concerne la flotte. Parce qu'en Bretagne, quand c'est pas des prés à vaches, c'est des prés à moutons, ou encore des prés à poneys. (et je compte pas les cochons et les volailles, je suis de bonne humeur)
Du coup, on a transporté quelques camelbag/poches de cubi camouflés dans des peaux cousues, et les copains ont déposés deux vaches à eau près du campement à 13 heures le samedi.
Not' président étant médecin (on a aussi un vétérinaire pour les gros bobos ;#), il est plus soucieux de nos petits bobos que la plupart des autres présidents d'asso, et il écoute attentivement toutes nos râleries sans en avoir l'air...
Et ça nous a amené à écourter la balade du dimanche, parce que plusieurs copains se sont fait bien mal dans la tourbière, qui à la cheville, qui au genou, du coup, on a tracé au plus court/confort.



* mais très ponctuellement, hein, parce qu'ils ont marché dans la même terre gorgée et détrempée que nous, en se faisant oublier.  :doubleup:




"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

10 mars 2014 à 20:59:48
Réponse #3

camoléon


La suite, la suite!
Vivement la vidéo!
Drôle, instructif, bien écrit.Bravo!
J'ai des bons souvenirs des Monts d'Aré mais une sacrée aventure dans ces conditions!
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

10 mars 2014 à 23:57:28
Réponse #4

Patapon


Yo!

Très sympa comme récit :)

Parce que vieux syndrôme rotulien mis à part, c'est le seul bobo (pas vraiment grave mais bobo quand même) que j'ai eu et qui fait fié, mais vraiment fié, parce qu'il faut le soigner complètement, la clavicule, ça pardonne pas trop j'ai l'impression.

Bah! Un peu d'urine de vache et on n'en parle plus!!  ;#

(ceci dit, avec le café, c'est le seul point que je ne sacrifie pas à l'historicité (même si, ne faisant pas de reconstitution, nous pratiquons plutôt l'historiquement crédible): la trousse de premiers secoures moderne).

Je porte des chaussettes courtes tricotées à l'aiguille, et des carbatinae éprouvées.

Et les semelles, en cuir, ou pas?  ;)

Parcontre, j'en suis arrivé à la même conclusion que toi: pour ma part, je porte plutôt des bottes montantes jusqu'aux genoux, et les grosses chaussettes en laine c'est ce qui garanti un maximum de confort (même mieux que les semelles anti-choc), même si c'est un peu chaud....c'est aussi vrai dans les rangeos.

Bonne soirée :)

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

11 mars 2014 à 09:43:36
Réponse #5

Enid


L'urine de vache, c'est pas pour les crampes ? :o

Mes carbatinae sont d'une pièce, plus une semelle fine de cuir dedans, plus une troisième semelle de cuir collée cousue dessous, et feu les bandes de cuir antidérapantes photo postée là, paire de gauche : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7833.msg505180.html#new

Avant de partir, j'ai viré "les crampons" agonisants du talon et celui sous les phalanges, ne gardant que le petit bout de machin pas usé et pas gênant au bout du pied. Même avec un chargement lourd, c'est nickel, mon genou se remet d'ailleurs étonnamment vite, je pensais douiller encore un peu aujourd'hui mais non.
Les prochains seront un peu différentes, avec une semelle en feutre à l'intérieur  :love:, et pas de semelle supplémentaire dessous. (et surtout c'est moi qui les ferait  :love:, là elles viennent d'un copain artisan d'un copain du groupe).

La trousse de secours... hum... chacun avait un basique dans sa poche, dirons nous  ;#
Un paquet de mouchoirs par ici, une compresse là, du serum physiologique pour les porteurs de lentilles... à nous tous, on devait avoir un kit complet  ;#


edit : alors que d'habitude, on se trimballe un hôpital dans une énorme boîte étanche  :lol:
"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

12 mars 2014 à 00:16:31
Réponse #6

Patapon


L'urine de vache, c'est pas pour les crampes ? :o

Non non: de l'urine de vache bouillie pour les plaies...bon, c'est pas très glamour, faut le reconnaître  ;#

Mes carbatinae sont d'une pièce, plus une semelle fine de cuir dedans, plus une troisième semelle de cuir collée cousue dessous, et feu les bandes de cuir antidérapantes photo postée là, paire de gauche : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,7833.msg505180.html#new

Avant de partir, j'ai viré "les crampons" agonisants du talon et celui sous les phalanges, ne gardant que le petit bout de machin pas usé et pas gênant au bout du pied. Même avec un chargement lourd, c'est nickel, mon genou se remet d'ailleurs étonnamment vite, je pensais douiller encore un peu aujourd'hui mais non.
Les prochains seront un peu différentes, avec une semelle en feutre à l'intérieur  :love:, et pas de semelle supplémentaire dessous. (et surtout c'est moi qui les ferait  :love:, là elles viennent d'un copain artisan d'un copain du groupe).

Perso, pour avoir testé des médiévales dans 20cm de boue, les semelles en caoutchouc c'est le bien (et sa évite une thalasso impromptue) ;#

Edit: Parcontre, les bottes par 40°, c'est moins rigolos, je te l'accorde....et du coup les chaussures bassent doivent être super agréables (mais comme il pleut tout le temps en Bretagne....  ;# )


La trousse de secours... hum... chacun avait un basique dans sa poche, dirons nous  ;#
Un paquet de mouchoirs par ici, une compresse là, du serum physiologique pour les porteurs de lentilles... à nous tous, on devait avoir un kit complet  ;#


edit : alors que d'habitude, on se trimballe un hôpital dans une énorme boîte étanche  :lol:

Alors, les points que je priorise en med, c'est l'hydratation et prévenir l'hypo et l'hyper thermie. L'hypothermie, c'est relativement simple sur des camps: des habits chauds, plusieurs change selon la durée, un abirs et un feu non loin. L'hyperthermie, et surtout les insolations, c'est ce qu'on a le plus rencontré. Pour y palier: abris, chapeau, coiffe, mais le plus efficace à ce jour sa reste l'écharpe en coton, mise à la façon d'un cheche, et trempée dans l'eau (oui: une fois sur la tête, sa se fait aussi très bien ;# ); en plus, sa permet d'entourer le cou et donc, de refroidir le sang  :up: Après, s'il est trop tard: repos dans un coin ombragé, et aéré (le top, c'est une église: frais, des fois même légèrement humide), beaucoup d'eau et, si c'est trop grave: secoures (mais on a toujours réagi bien avant d'en arrivé là).  :blink:

Tcho

Hugo
« Modifié: 12 mars 2014 à 00:49:27 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

12 mars 2014 à 10:26:00
Réponse #7

Enid


C'est aussi pour ça que j'ai été plus loin dans l'évocation historique, du "med" à la reconstitution. Pour la précision et la technicité dans les choix textiles, pour que ça forme des tout, des ensembles cohérents.

En Ve brittonique, les coupes sont très simple, pas de chichis, et j'affronte fraicheur et chaleur avec mes deux couches de chanvre (pas tout à fait identiques dans le tissage) + ma couche de laine, en trois saisons. En réalité, sauf effort prolongé (et 30°C sans vent), je n'enlève pas souvent la tunique de laine et je ne met pas souvent mon birrus, pas besoin (cf photo de mon avatar en plein vent au cap sizun en novembre). La prochaine tunique sera plus épaisse (je suis en train de la tisser  :love:), mais plus courte et un rien plus étroite que l'actuelle. La camisa (le sous vêtement) sera donc plus fine, sûrement en ortie ou en laine.
Pour la tête, j'ai pas droit au voile. On a juste pas de sources. Du coup, chapio de feutre (pileus), ou bien à l'abri sous notre grand hall de toile. 

En XIe, il y a beaucoup plus de tissu, parfois 2 couches de lin et deux couches de laine, les robes (et les tuniques d'homme) sont très amples, en trapèze, c'est plus long.
Selon l'activité (et donc quasi tout le temps  :lol: ), je vais ne garder qu'une seule couche de lin (la belle ou la chemise) et une seule couche de laine : laine fine à manches longues et étroites ou laine moyennement épaisse aux manches plus courtes et plus large, la seconde a souvent ma préférence, mais pas tout le temps, c'est vraiment une question de météo/fatigue/activité/humidité.

Entre les deux époques, c'est en travaux, et je teste ça peut-être cet été, ou en 2015. Plus tardif, c'est le maaaaaal  :lol:

Mon utilisation des vêtements "histo" contredit beaucoup de ce que le gratin de la recons' fin-Haut-MÂ / Bas-MÂ avance, prône, etc,... mais je le teste direct en conditions réelles et difficiles grâce à Miochette.
(Et puis j'écoute déjà pas souvent mon père, j'vais pas écouter les sacro-saints grands pontes idôlatrés du milieu)
(Je précise que je cause pas de Berthy, lui m'a vu galérer avec ma mioche fièvreuse et gerbeuse une nuit et un jour dans un vieux château fort, dans un parachute une tenue XIe calquée mot pour couture sur les recommandations et explications des grands pontes sus-cités.)


Mais tout ça, les fringues, ce n'est que la partie la plus relou de la recons', mais c'est incontournable et c'est le point de départ, pour maitriser le contexte historique. Le plus chic, kool, fun, marrant, enrichissant, c'est le bricolage de tout le reste  :love:
"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

12 mars 2014 à 13:58:28
Réponse #8

Enid


"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

12 mars 2014 à 14:29:27
Réponse #9

Magic Manu


Très sympa, comme retour d'expérience. Pas trop mon truc à la base, mais il faut vraiement reconnaitre que tu décris tout cela avec de l'humour, et que c'est très très agréable à lire!
Photos sympas. Dans les liens, à noter des photos d'un furet en armure!!!
Vous êtes de grands malades  ;D :doubleup:!!
Hope for the best, expect the worst...

12 mars 2014 à 15:04:17
Réponse #10

musher


Sympa les photos
Déjà la région, elle est super sympa sauf par temps de brouillard : souvenir d'une rando à cheval vers Commana  dans le brouillard où on a tourné un moment (pas de GPS à l'époque)

Le bat du poney, il est histo ?  ;D
Parce qu'il ressemble à s' méprendre avec un bat US.
Le Poney, c'est quelle race ? (à moins que ce soit poutre et fenetre ou fleur des prés)

12 mars 2014 à 15:50:50
Réponse #11

Enid


Bât US  ;#
Au début du projet, on n'était pas sensé avoir le poney.
On n'avait pas prévu le temps de recherche & développement pour la fabrication d'un bât dans les clous, archi-archéo-sourcé antiquité tardive. Donc on a pas été réinventer l'eau froide.   ;)

Quant à savoir s'il s'agit de la pâquerette du Menez... j'attend la réponse du copain  :D

"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

12 mars 2014 à 17:15:37
Réponse #12

musher


Ce qu'on appelle poutre et fenetre, c'est un croisement incertain (comme un croisé Merens-Ardennais qui faisait un poney aussi haut que large mais increvable).

Quand à la fleur des prés, c'est le résultat d'une fugue d'un étalon qui a trouvé sur sa route une jument au pré, très consentante du style l'étalon shetland que j'ai retrouvé un matin, au lever du bivouac, à batifoler avec ma jument camarguaise. Le résultat, si j'avais laissé faire, aurait été une fleur des prés.


12 mars 2014 à 18:31:24
Réponse #13

Enid



Ce sera Pâquerette des tourbières, jusqu'à ce que j'en sache plus, d'abord  :lol: :lol: :lol:

Musher : "C'est un poney du Connemara. Mais son père est à demi cheval d'andalousie, d'ou le look classe :) "
« Modifié: 13 mars 2014 à 10:25:16 par lourse »
"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

21 mars 2014 à 14:57:42
Réponse #14

Enid


Rhaaaaa, ils ont étoffé en traitre l'album facebouc avec les photos du dimanche !

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.578756002221351.1073741834.247530502010571&type=3

(à partir du gustave à la tunique marron qui galère à mettre ses brogues  ;# )
"Personne n'interdit à qui que ce soit de vivre sa vie comme un voyage ou comme autre chose qu'il se choisit. Y'a des contraintes, mais elles sont quand-même vachement larges. Faut juste pas avoir l'ambition de prouver à belle-maman qu'on est sain d'esprit." Karto

Ancien pseudo : lourse

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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