Il faudra alors distinguer le psycho-traumatisme "réel" (en tant que syndrome diagnostiqué, entrainant la modification de la chimie du cerveau et toutes les autres manifestations) de l’événement qui peut choquer, bousculer, titiller sans provoquer ce syndrome.
Ex;-J'ai frôlé la mort et suite à ça mon esprit et mon corps sont parti en sucette
-j'ai vu des horreurs dans mon boulot qui m'ont mis mal, provoqué des interrogations en tout sens, sans pour autant engendrer un dérèglement psycho.
Dans le premier cas la guérison est un processus de résilience abouti, dans l'autre cas on relativise, on fait avec, on va de l'avant, même si il y a des points commun tel que les souvenirs dérangeants, on ne peut pas parler de ces deux type de stress sans les distinguer.
Est ce utile de parler des psys...les ologues les iatres les chanalystes and co, peut importe la spécialité, les compétences de la personnes sont très aléatoires (entrent ceux qui médiquent sans chercher, ceux qui ne savent pas poser de diagnostics etc) et trop aléatoires pour en faire des généralités, non?
Si on se réfère aux études, aux expériences, et à la littérature de Mr Cyrulnik par ex, il existe bien (est il le seul?) des psy qui comprennent!
Ceci étant éclairci, positiver si l'on sait que l’événement ne se reproduira pas, est ce que cela veut dire créer un évitement?
Je vois la dedans plutôt une béquille temporaire (toute béquille qui empêche de tomber est valable) qui doit rester temporaire et aider à se trainer vers le traitement et la guérison, ça rejoint un peu ce que je disais plus haut, entre le traitement de fond et le traitement symptomatique.
Ma vision des étapes est: -compréhension physique, compréhension psychologique, compréhension de son "intime, et repositionnement avec le temps dans le cheminement de la vie. (peut être pas si loin de ce que tu dis)
La ou tu as raison à mon sens c'est que réussir ton 1 n'est pas évident, demande de la volonté, du travail, du temps, un entrainement (oui c'est l'entrainement et une certaine maitrise qui permet de devenir à l'aise), éventuellement un accompagnement

Edit:
Une réflexion toute personnelle celle ci (qui vaut ce qu'elle vaut), dans le but de tendre vers un équilibre né non pas d'une angoisse, mais d'une volonté positive, dans un but préventif et curatif:
Nous pourrions diviser l'esprit humain en trois facteurs:
-L'instinctif (qui procède des sens, du corps)
-L'intellect (qui procède de l’anticipation/stratégie)
-L'affect (qui procède du besoin pour l'homme de vivre avec l'autre)
L'hypothèse serait que si il y a déséquilibre de ces facteurs, que l'un vienne à déborder dans l'autre (alors que le fonctionnement normal serait une juste communication qui créer le fonctionnement global), automatiquement un malêtre peut apparaitre.
Ex. L'intellectualisation outrancière d'un choc physique qui provoque alors l'imagination, la peur, pour déboucher sur une angoisse. Nous n'avons pas peur du coup mais de sa représentation.
Il en irai donc tout simplement de l’hygiène de vie, mais pas arrêtée au besoins physiques de manger/boire/dormir, mais à la globalité des besoin de l'homme.
La bonne gestion de ces facteurs à travers leur exercice (du corps, de la réflexion/spiritualité/artistique, et du lien social) pourrait alors améliorer l'équilibre global et créer des appuis un peu plus solide dans la vie (qui est une succession de besoins, de tensions et de relâchement, de rythme dont il est parfois éprouvant de tenir dans le temps)
Ceci dit, je pense que la limite se trouve dans notre constitution même, on ne pourra pas empêcher quelqu'un de fragile de se faire défoncer par un évènement et de ramper jusqu'à la fin de sa vie, cela fait parti des impondérables.
Voilà voilà, c'est peut être pas très intelligible, ça reste toujours difficile de communiquer sur ces thèmes
