Bonjour,
Je vais vous présenter un projet qui me tenais à cœur et que j’ai baptisé : « Goodbye lapland », je vais essayer de faire ça bien, donc en introduction je vais décrire le pourquoi du comment de ce projet ainsi que les conditions pour lesquels a été faite cette liste. Ensuite viendra la liste a proprement parlé, ensuite mes commentaires sur cette liste et enfin un court récit du trip.
IntroductionTout d’abord je me présente, Julien 26 ans étudiant en écologie, j’étais en Erasmus à Oulu en Finlande durant l’année scolaire 2010 – 2011. J’ai eu durant cette période l’occasion d’aller aidé un ami musher en Laponie et c’est là que je suis tombé amoureux de l’arctique. C’est la bas que ce projet est né. Après une année passée en Finlande, je ne pouvais quitter cette région sans rendre visite une dernière fois à tous les paysages que j’avais pu rencontrer, j’ai donc décidé de traverser d’Est en Ouest la Laponie au départ d’Inari et de quitter le cercle arctique par la Norvège, c'est-à-dire proche de Mo I Rana. Cet itinéraire fait selon MapSource 1400 km de long.
J’ai habité 5 ans dans les Alpes et ai parcouru en long en large et en travers les alpes donc je pense avoir une bonne expérience montagnarde, ce fut toutefois ma première expérience de voyage au long cours (long cours… tout est relatif).
Ce parcours est très diversifié, en effet il comprend une partie forestière et marécageuse caractéristique de la Finlande, suivie d’une partie vallonnée recouverte d’une toundra plutôt sèche, ensuite le piémont des montagnes suédo-norvégienne humide également et enfin les montagnes arctiques Norvégiennes et suédoise pouvant donner des températures entre – 5 et +30°c. Le vent et la pluie sont des éléments a ne pas négliger dans ces montagnes proches de la mer et donc au climat très instables.
Un point important de cette liste est qu’elle a été faite de Finlande, ce qui limite grandement l’accès au matériel !

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ImageShack.usLa listeCONDITIONS DE VALIDATION DE LA LISTE:
Saison : Liste été arctique
Conditions météo: 0° à 25°C, pluie, humidité, vent
Altitudes mini et maxi: 300-1000m (en arctique cela donne un équivalent 1000 – 3000 francais)
Durée de la randonnée: 42 jours
Durée maxi entre les réapprovisionnements: 12 jours.
Niveau/Difficulté : Randonnée très diversifié pouvant inclure gros gués, passage de névés pentus, traversée de marécage, pierriers, passage nécessitant de mettre les mains (escalade très facile 3-4 sur de courtes distances), zone infestée de moustiques nécessitant une protection intégrale lors des arrêts.
Randonneur expérimenté
Nombre de randonneur : 1 à 2
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HORS-SAC: 3262 g
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0045 Montre Décathlon
0040 Boussole recta plaquette
0600 Bâtons Black Diamond expédition
0070 Tour de cou x 2 – Rando léger et Warmpiece
0070 casquette
0500 Pantalon Fjallraven
0172 tee-shirt Patagonia Capilene 2 Midweight
0060 Boxer Athena
1700 Chaussures Han Wag – Alaska Gore tex
0075 Chaussettes Smartwool
0030 Moustiquaire de tête (Portée ou dans la poche) *Indispensable, on se retrouve parfois en compagnie de millions de moustiques...
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SAC SANS CONSOMMABLES: 9637g
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Portage/couchage (3723 g)
1200 Osprey Exos 58 L
1420 Tente Shangri La 2 Nest + 7 sardines *La moustiquaire est ici indispensable du fait des moustiques que l'on retrouve par centaine le matin entre toile et tente intérieure.
0046 Polycree
0840 Duvet Arklight design – Walden 400
0217 Therm a Rest – Ridge Rest recoupé
Pharmacie / hygiène (691g )
0300 Pharmacie : Pansements, compeed, crème Nok, ibuprofene, bandages, baume du tigre, Micropur, Biseptine
0111 « Survie » : Adventure Medical Kits - Kit de survie Doug
0080 Spray anti moustique
0060 Savon d’alep
0050 BàD et dentifrice en poudre
0060 Serviette microfibre MSR
0030 PQ
Cuisine / hydratation (689 g)
0130 MSR – Titan kettle
0190 Fire Profi 105mm (inclus 50g bois gras)
0070 2 x Briquets BIC
0160 2 Bouteilles plastiques 1 L
0009 Cuillère plastique Light and fire
0010 Gratton
Habillement (2963g)
0350 Veste Mammut bon marché (non imper, non respi)
0453 Doudoune Montbell Alpine Light down Parka
0314 Polaire D4 Forclaz 50
0230 Tee-shirt Patagonia Capilene 3 Midweight *Aurait du être remplacé par une chemise fjallraven anti moustique!!
0084 Chaussettes Smartwool 2 paires, pourra servir de gants
0120 Boxer Athena
0120 Pantalon Imperméable Dri Ducks
0230 Poncho Golite 2010
0800 Chaussures gués et camps XA pro 3d Salomon
0100 Gants Guide – Polaire + cuir
0042 Bonnet
0120 Short Patagonia (douche, pyjama, en cas de lessive)
Divers (1570g)
0030 Argent, papiers dans sac congélation : carte d'identité, CB, liquide
0040 Cahier + crayon
1500 APN Canon EOS 400D + Grip + 6 piles
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CONSOMMABLES: 8980g
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0500 eau (l’eau se trouvant partout jamais besoin de transporter plus)
0080 Bois en réserve pour le réchaud les jours de montagnes
8400 nourriture pour 12 jours en début de séjour
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MASSE TOTALE: 18614g
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Sur moi : 3262 g
Dans le sac à dos : 9637 g
Consommable : 8980 g
NourritureJ’ai suivi ce régime durant les 42 jours de rando :
Matin :
Lait de bébé (30g) + Couscous (100g) + chocolat en poudre (40g) => 635Kcal en fin de rando j’ai ajouté 40g de céréale pour bébé et augmenter un peu les doses => 1000kcal
Chocolat (25g) ou snickers (51g) 140Kcal ou 250Kcal
Journée
Cacahuètes (120g) + Salami (75g) => 1000Kcal
Chocolat (25g) => 140Kcal
3 Pauses
1Snickers / pause => 250Kcal par pause
Soir
Pates (100g) + Bouillon + huile => 550 Kcal
Chocolat (25g) => 140Kcal
Au début je respectais à la lettre ensuite j’ai pris quelques libertés, j’ai au final perdu 10 kg, je n’ai pas mangé assez au début, mais je manquais d’entrainement et j’avais 10 kg en trop. En fin de rando je mangeais du muesli au pause, c’était plutôt efficace pour calmer la faim.
CommentairesChaussure et chaussettesC’est la première fois que je me paye le luxe d’acheter des tiges hautes, je n’ai jamais cru a l’efficacité de ce genre de chaussures. Pour ce projet les chaussures basses étaient vivement déconseillées étant donné l’humidité sur l’ensemble de l’itinéraire, j’ai donc parié sur des Han Wag Alaska gore tex. Elles m’ont totalement conquis, en effet durant les 30 premiers jours je n’ai jamais été humide, même quand l’eau passé au-dessus de la tige, les chaussettes smartwool (plutôt épaisses) absorbait très rapidement l’eau, de ce fait l’eau restait dans la chaussette sur le haut de la cheville et jamais plus bas. Apres un mois j’ai eu 4 jours de pluie, de traverser de grosse rivière, de marécages et de l’herbe mouillée en continue, là j’ai réellement pris l’eau. J’ai pu cirer deux fois les chaussures durant le parcours, je pense qu’elles en avaient bien besoin. Le seul point noir fut la dureté de la semelle que j’ai dû changer a Abisko, à croire que les Allemands ont des pieds en bois. Les chaussettes smartwool étaient une première également pour moi et j’en suis content, très confortable, elles ont bien tenues et même mouillée elles restent agréables.
Sac à dos J’avais choisi ce modèle par défaut (Osprey Exos 58 L) en effet je voulais le Haglofs Matrice 60 mais impossible de l’obtenir en Finlande. J’ai donc opté pour ce sac me laissant une belle marge pour les ravitaillements, plutôt confortable et plutôt pratique. Sur ce parcours j’ai dépassé les 20Kg quelques fois après des ravitaillements, ce sac n’est pas destiné a porté plus de 16kg, il devient très inconfortable a plus de 20kg. Au niveau solidité je suis furax, il possède un dos en mesh, au bout de 5 jours le mesh en contact avec la ceinture de portage était troué, ce qui ne s’est pas arrangé avec les jours. J’ai donc eu quelques problèmes pour serrer cette ceinture le poids du sac était donc vraiment sur mes épaules. Autre fait peut être important, je suis plutôt fin et vers la fin du séjour je ne pouvais pas assez serrer la ceinture abdominale donc petit gabarit s’abstenir.
CouchageLa tente Shangri La 2 fut parfaite pour ce projet, deux amies m’ont accompagnés sur le chemin sur une durée cumulée de 4 semaines donc la tente 2 places étaient nécessaire. Après quelques approximation dans la montage, j’ai finalement réussi a la montée correctement

! J’ai pris l’eau une fois du fait d’un montage un peu pressé sous une grosse pluie (diluvienne serait plus approprié). Donc au final je suis très content de cette tente. Le polycree est pour moi devenu indispensable, je n’ai aucun retour sur l’imperméabilité du sol de la Nest puisque je n’utilise jamais une tente sans polycree

!
Pour ce qui est du duvet, il me suit maintenant depuis quelques temps, malgré les inconvénients du duvet sur ce type de parcours il a parfaitement rempli son rôle. Il a été humide plusieurs fois mais je n’ai pas ressenti de perte de chaleur. Il faut dire que les nuits ne sont jamais descendues sous 5 degrés.
RéchaudJ’avais pris le pari pas vraiment risqué de prendre un réchaud à bois, en effet je n’ai été seul qu’une quinzaine de jours et mes amies avaient toujours un réchaud à gaz au cas où. Cependant sur l’ensemble du trip et en planifiant un minimum l’usage du bois je n’ai sauté qu’un repas chaud (remplacé par un repas du midi). Ce ne fut pas par manque de bois mais par grosse pluie. C’est un des gros désavantages du réchaud à bois, il ne peut être utilisé sous la tente, et parfois, lorsque l’on a réussi à rester au sec toute la journée, il est difficile de ressortir se tremper juste pour une soupe ! Je n’ai jamais eu de problème pour l’allumer, utilisant souvent du bouleau ou quelque fois le bois gras que j’avais emporté.
FringuesLa doudoune fut très utile et parfaitement dimensionnée pour ce séjour, les températures était parfois fraiche notamment à cause du vent. Le point noir de ma liste est l’imperméabilité, le poncho ne tient pas longtemps sous une grosse pluie, ma veste Mammut n’est ni imperméable ni respirante… Je n’aime donc pas vraiment la pluie mais je n’avais pas le budget pour améliorer ce point. Je prends cette veste parce qu’elle a l’avantage d’être dans mon placard

! Le pantalon Dry Ducks n’est clairement pas fait pour ce genre de condition (traverser de branchages notamment) il a tenu deux jours mais je l’avais pris un peu pour rigoler… En effet mon pantalon sèche très rapidement donc je ne me protège que très rarement les jambes. En ce qui concerne les chaussures, je me déchausse pour traverser les gros gués, une paire de chaussure est donc indispensable. Sur un long parcours comme celui-ci j’ai préféré choisir une paire que je puisse porter pour marcher au cas où les autres me détruiraient les pieds, je les utilisais quelques fois dans cette configuration, les autres fois au camp ou dans les rivières.
Voilà les commentaires que j’avais à faire, si je devais changer quelque chose, je prendrai un poncho étanche, une veste un peu plus légère et un sac à dos qui tient la route !
Récit du tripJe divise le récit en fonction des ravitaillements
1Er partie : Inari – Karasjok 125 km (carte au 1/50 000)
Sur cette partie, le paysage était très Finlandais, une multitude de grands lacs au milieu de forêts, entrecoupés de marécages. Nous avons suivi ce qui était censé être un chemin mais n’était en fait qu’une très légère trace. En effet ce chemin est emprunté par des pêcheurs ou chasseurs qui ne se soucient pas vraiment du sentier, ils marchent à la boussole ou à la carte et ne cherchent pas à suivre quoi que ce soit. Les premières dizaines de kilomètres en forêt furent donc quelque peu difficile, nous nous sommes retrouvés au milieu de marécages, entourés de moustique, l’idéal pour ne pas oublier que nous sommes en arctique ! Une fois dépassé la moitié du trajet le paysage a changé pour se transformé en colline donnant un petit air écossais. La végétation y était plutôt rase et les passages humides un peu plus rare. Nous n’avions pas de carte pour trouver de sympathique sentier allant directement de Karigasniemi à Karasjok, nous avons donc emprunté la route sur une dizaine de kilomètre, là les chaussures trails se sont avérés bien agréables !
2ème partie : Karasjok – kautokeino 198km (carte routière 1/400 000)
De karasjok nous avons pris la route une fois encore en direction de Kentan, là nous sommes montés sur le plateau situé au nord de la route. Cette partie est vallonnée mais la marche y est facile, quelques marécages et rivières barrent la route mais rien de très compliqué, la végétation est de type toundra. Nous avons séverement pris la pluie sur ce plateau mais nous avons trouvé une cabane pour nous réfugier et faire séché le matériel. Nous sommes redescendus de ce plateau à hauteur de Maze. De là un chemin carrossable permet de faire 40 kilometres vers le sud sans emprunter la route. Ensuite nous avons longé la rivière jusque Karasjok.
3ème partie : Kautokeino – Kilpisjarvi 192km (carte générale trouvée ici :
http://www.fjaellwanderung.de/pdf/noerdliches_fjaell.pdf qui m'a beaucoup servi!)
Là commence la Nordkalottleden, je m’attendais à un gros sentier bien marqué avec des panneaux de partout… à vrai dire je n’ai même pas trouvé le départ et personne dans la ville ne connait ce trail, de plus il est impossible de trouver une carte (ou alors je ne suis pas tombé sur les bonnes personnes). J’ai demandé au coutelier censé etre en face du départ, il m’a aiguillé vers un sentier qui s’est arrêté net dans un immense marécage quelques 15km plus loin. J’ai donc tenté de suivre l’itinéraire en hors sentier mais dans ce genre de paysage forestier et marécageux ce fut quelque peu épuisant. J’ai retrouvé le vrai sentier à hauteur de Cunovuohppi. Ensuite le paysage change quelque peu, on descend dans le parc de Raise, puis commence la basse montagne. La fin du sentier ne présente aucune difficulté en effet c’est le chemin d’accés a l’Halti qui est plutôt bien fréquenté. A noté que la partie finlandaise de la nordkalottleden est peuplée de cabine gratuite ce qui est plutôt sympa.
4ème partie Kilpisjarvi – Abisko 200km (juste la même carte que précédemment)
A cette étape je suis rejoint par une autre amie, là commence la réelle montagne, il y a dans cette partie quelques problèmes de marquage, il est parfois très difficile de trouver un chemin, nous n’avions pas de carte, ce fut donc plutôt sportif. Sur ce troncon se trouve quelque gués bien sympa, depuis kautokeino il ne se passe pas une journée sans une traversée de rivière, le terrain est souvent gorgé d’eau mais nous avons la chance d’avoir du soleil, ainsi nous sommes restés plutôt sec et avons pleinement profité du paysage sur ce joli tronçon. L’arrivée sur la vallée d’Abisko est juste magnifique, on arrive par une montagne au nord du lac d’Abisko, on a donc un très joli panorama sur les montagnes et le lac d’Abisko.
5ème partie Abisko – Kvikkjokk 355km (Carte au 1/50000 pour plus de confort mais pas vraiment besoin, nous n'avions pas de carte sur la partie qui repasse en Norvège au nord de Hellemobotn, seule partie en necessitant une)
- Abisko - Vaisaluokta
C’est la plus longue autonomie de notre trajet, nous avions donc des sacs très chargés au départ de cette partie. Après Abisko et durant 70km la Nordkalottleden suit la Kungsleden, pour nous ce fut un cauchemar, j’ai lu a de nombreuses reprises que la Nordkalottleden et la Kungsleden sont identiques… laissé moi rire, la Kungsleden est une autoroute, l’ambiance m’a paru très mauvaise. Les refuges sont bondés, les gestionnaire désagréables (ils veulent juste votre argent… bel esprit montagnard) c’est vraiment le concept du tourisme de masse, des refuges avec sauna, magasin, 5 ou 6 différents bâtiments… Je n’ai jamais eu de problèmes en doublant des gens que ce soit en France ou ailleurs, j’ai eu trois problèmes en deux jours, les gens gueulent parce que vous les doublez ou vous empêchent de doubler bref j’ai détesté, de plus le moindre pierrier est recouvert de planches, je veux bien qu’on sécurise les parties difficiles mais là c’est juste exagéré autant goudronner le chemin. Bref ce n’est que mon avis. Ensuite on tourne sur la droite et là le niveau change radicalement, on se retrouve en pleine montagne, sur un terrain très humide, parfois encore très neigeux, ce fut la partie la plus difficile de mon périple, nous étions en pleine fonte des neiges, les rivières étaient vraiment puissantes, nous nous sommes fait quelques frayeurs. Le chemin est technique avec parfois de gros pierrier, des gués comme je le disais, des chemins sans marquages, de la neige… Mais après la Kungsleden nous avons vraiment appréciés, en effet on croise une personne par jour, on est vraiment perdu en pleine montagne et le chemin ne ménage pas les efforts, ça va tout droit et ça monte et descend en pente raide.
- Vaisaluokta – Kvikkjokk (carte au 1/50 000 nouvelle édition en tyvek disponible a Abisko turistation) aucune utilité
A partir de Vaisaluokta nous avons suivi la Padjelantaleden, jusque Kvikjokk. La Nordkalottleden suit cette autre leden jusque Staloluokta, a cet endroit la Nordkallot tourne à gauche, nous avons continué sur la Padjelant qui est vraiment en sentier facile mais au paysage superbe et moins peuplé et protégé que la Kungsleden. Cette partie est encore bien montagneuse, on croise quelques gigantesques lacs ainsi que d’autre plus petit en altitude, ce fut vraiement une belle section. L’arrivée sur Kvikkjokk est quelque peu ennuyante et nécessite de payer le bateau pour atteindre le village (10€).
6ème partie : Kvikkjokk – Sulitjelma 120km (toujours cette même carte mais aucune utilité, tout est bien fléché)
J’ai ensuite continué mon chemin dans le sens inverse par la Nordkalllot pour rejoindre Sulitjelma, j’aurai pu couper par Pieskehaurestugan mais je voulais faire l’intégralité de la Nordkallot. Ce passage est vraiment joli. Jusqu'à Sulitjelma les paysages sont vraiment incroyables !
7ème partie Sulitjelma – Mjolbacken 212km (juste la carte générale pour connaître le nom des cabines mais pas besoin de plus)
C’est la derniere partie de mon parcours, je suis passé par le parc du Junkerdalen puis par Graddis avant de bifurquer vers Lonsstua, Saltfjellstua, Bolna, Virvasshytta, kvistein et j’ai rejoint la route à hauteur de Mjolbacken. J’ai bouclé mon objectif de sortir de l’arctique à hauteur de Bolna. Sur l’ensemble de ce parcours le terrain est un peu moins montagneux et donc un peu plus humide, cependant les chemins norvégiens sont souvent très bien marqués ce qui facilite grandement la tâche. J’ai un peu moins apprécié cette partie pour être honnête mais j’ai toujours préféré la montagne, cependant je pense que cette partie pourrait plaire a la plupart des gens,
En conclusion de ce parcours je dirais que la Nordkalottleden est vraiment un superbe sentier, il comporte assez de difficultés pour combler les plus montagnards d’entre nous, il permet vraiment de découvrir tous les différents paysages de la montagne arctique. Le chemin est très bien fourni en cabine, j’ai dormi en tente la plupart du temps juste deux cabines finlandaises et deux cabines suédoises, enfin c’était plus des huttes, je n’ai jamais dormi en cabine payante mais elles sont vraiment confortables, il y a de quoi se faire une randonnée confortable en famille sans problème.
Je ne suis pas très bon pour raconter surtout sur une longue période comme celle-ci, si vous avez une question concernant le parcours ou la Norvege en général je pense connaitre un peu la zone maintenant donc n’hésitez pas !