Salut,
Ben vous en avez fait du chemin dans la discussion dites donc...
J'ai quelques réflexions par rapport à tout ce qui a été dit.
Tout d'abord, je pense que c'est une réaction très française de prendre une référence à un pays étranger (Italie, Espagne ...)et de dire qu'il n'y a jamais de probléme chez les autres

J'aurais une fâcheuse tendance à dire qu'à force de prendre des références chez le voisin, nous avons une grande tendance à en recopier uniquement les erreurs ...
Bon, un ours, un loup, un tigre, un lynx, un chien errant , un dahu à corne... tout animal qui a faim ou qui se sent attaqué va se défendre ou même parfois attaquer pour un motif que l'on ignore et qui défie notre logique humaine. Déjà qu'entre hommes c'est l'anarchie, alors avec les bêtes, ce n'est pas triste.
Le principe est donc d'être prudent et d'éviter de se trouver dans des situations délicates d'affrontement avec un animal;
Toutefois, nous nous trouvons aussi devant d'autres types de problémes, liés sans doute à notre "excès de civilisation".
Les animaux sauvages sont des res nullius, c'est à dire en droit, des choses sans maître.
Si votre chien, qui a un maître, cause des dégâts, vous avez une assurance pour rembourser la personne qui a été lésée.
Si votre chien ( un rotweiller, comme c'est la mode) blesse un enfant, on va l'euthanasier.
Bon, des exemples, vous en trouverez plein des faits divers.
Aussi, quand on demande à des propriétaires de chiens de ne pas les promener sans muselière, sous peine d'amende, il est quelque peu étonnant que l'état, qui fait les lois, lâche dans la nature des animaux sans muselière ...

Il y a inégalité des animaux devant la loi et la déclaration universelle des droits de l'homme que je souhaite voir étendue à tous les animaux, petits ou grands.
Donc, soit on met une muselière aux ours, soit on ne met pas de muselières aux rotweiller et de cages aux tigres...
Bon, toutes ces lignes pour vous exprimer combien notre réflexion est limitée et partiale sur la question.
Chacun voit midi à sa porte. Le berger qui veut préserver ses moutons et brebis. Le promeneur qui veut pouvoir observer une nature sauvage sans le moindre risque. L'écologiste qui veut préserver sa conscience en repeuplant la planète "comme avant". Le chasseur "viandard" qui veut des cibles sur patte pour leurs tirer dessus. Le politique qui veut gagner des voix par personne interposée en prouvant son interêt pour les petites bêtes...
L'ours ou le loup n'en a rien à faire de toutes nos belles paroles. La seule chose qu'il demande, c'est de vivre, si nous lui en laissons la possibilité.
Sincèrement, je ne pense pas que tous les animaux "d'avant" soient réimplantables en France aujourd"hui.
A Grenoble, il y a quelques années, je me souviens d'une copine Canadienne qui s'étonnait que je ne prenne pas de carabine pour nos balades en montagne.
Dire que les ours, les loups, ou autres animaux ne constituent pas une menace pour l'homme est sans doute vrai, puisque des experts le disent.
Toutefois, si les experts se trompent, sont ils prêts à assumer les risques qu'ils font courir à la société ou tout simplement au promeneur tranquille.