Bonjour à tous,

Comme de nombreux lecteurs de ce forum, ce topic est dans mes favoris depuis longtemps.
Après 16 années d'existence, y a t-il des retours d'expériences sur les textiles qui n’existaient pas l'époque?
Ou tout au moins sur lesquels on n'avait pas encore de recul?
Je tâtonne à trouver des "doubles-couches", en associant matières modernes & anciennes (pourvu qu'elles soient efficaces), tout en essayant de réduire le poids et l'encombrement sans trop perdre en polyvalence.
Bref, la quadrature du cercle...

Quelqu'un d'autre a fait des essais dans ce sens?
Voici mes tentatives les plus abouties:
_En couche zéro: une fine mérinos à manche courtes ou longue selon la température, voire une Ullfroté 200mg.
_En couche n°1 bis: une chemise Solognac ouvrable/ventilable en poly-coton extérieur, polaire intérieur.

_En couche n°3: un pull en laine +/- mixée de synthétique (ou de coton l'été) et +/- épais selon les conditions météo et l'épaisseur de la couche suivante.
_En couche 4-bis: une veste imper-respirante, doublée d'une solide couche extérieure:
.Soit du ripstop recouvrant la membrane sur cette Arktis B320 (100€ neuve sur le Bon Coin):


.Soit de la laine épaisse + une doublure molletonnée interne, prenant la membrane en sandwich, comme sur cette veste de chasse non identifiée (30€ d'occasion sur Vinted):


_En 5ème couche: un poncho "toutes-saisons" Sea to Summit, mais il sert rarement (en moyenne une à deux fois par an, mais dans ces cas là je suis content de l'avoir).
D'octobre à mars, mon fils & moi tentons une autre approche de la couche 5/5-bis, avec un système de cape en laine, pouvant renforcer notre système de couchage.
Nous avons commencé en 2021, par ce modèle Manufrance de 1954, ayant miraculeusement échappé aux mites.
Coût: 20€ chez un brocanteur.
Cette cape crée une bulle de chaleur très appréciable, déperle relativement bien & longtemps, mais elle est un peu courte avec un sac à dos, ce qui peut nécessiter des guêtres dans certaines situations .
Lors de sa commercialisation, la taille moyenne d'un homme adulte était d'1M70, le gamin sur les photo mesure 1M90.
Autre inconvénient, c'est un collector qu'on évite d'exposer délibérément à des conditions trop rudes.



La seconde cape nous vient d'une enseigne locale pyrénéenne, qui les fabrique encore en petite série.
Sa doublure amovible aux épaules la rend quasiment étanche, de la même manière que le ventile lorsque ses fibres gonflent (et donc avec +/- les mêmes limites).
Elle est plus longue que la Manufrance et les ouvertures pour les bras sont plus petites. Résultat: elle tient plus chaud mais limite les mouvements, ce qui est gênant au bivouac.
Le prix pique un peu: aux alentours de 450€ en boutique.

(mais nous avions besoin de passer par cet achat pour évoluer dans notre réflexion).


Notre troisième batterie d'essais consiste à faire réaliser nos capes sur-mesure par un jeune couturier en création d’entreprise.
De cette façon, nous avons eu le choix des matériaux, des coloris & la maîtrise du cahier des charges.
Nous avons choisi un drap de laine "étanche", à l'exemple du large béret assorti.


Coût de l'opération: 146€ pour la réalisation de la cape (matière & main d’œuvre incluses), vs 59€ fdpi pour le béret sur le site du fabricant.
Comme quoi le sur-mesure n'est pas forcément inabordable.



Surtout, nous avons pu faire réaliser une "rallonge" amovible, qui est utilisée lorsqu'on porte un sac à dos sous la cape.
Pour plus de polyvalence, cet accessoire est utilisable en écharpe ou en keffieh le reste du temps.




Avec une paire de Red Wing semi-montantes, le sur-mesure permet de se passer des guêtres la plupart du temps:

Nous avons aussi fait réaliser les ouvertures les plus adaptées à nos morphologies et un boutonnage permettant d'inclure un sac de couchage Carinthia Tropen dans la cape.

La suite plus tard si ça intéresse...
Edit: précisions & cohérence des images