Salut !
Après avoir passé ma journée à bidouiller à gauche et à droite, à trainasser et passer pas mal de temps derrière mon ordinateur, j'avais envie de sortir un peu. Ayant passé une bonne partie de mon temps parcourir le forum de long en large, ça me rappelle toujours que je ne prends décidément jamais assez le temps de partir en forêt, même pour un petit moment.
Du coup, hop, mais cette fois j'avais envie de "liberté", de vitesse, contrairement à mon habitude. En posant le regard sur mon matos, je me suis dit que ça serait un bon petit test pour mon Escape Cube. En effet, même si je l'ai pratiquement à chaque sortie avec moi, je n'avais encore jamais emporté que la poche, hormis pour rayonner autour du camp.
En plus, j'avais envie de continuer un peu les tests de mes Nepal Trek, dans des conditions plus difficiles. Il y a eu de grosses pluies durant la dernière nuit et une partie de la journée, donc le terrain sera appétissant à souhait...

Prévoyant une grosse sortie la semaine prochaine, je voulais être sûr qu'elles tiendraient la route.
Me voici parti dans ma forêt, 5 minutes après. Outre mes chaussures, je porte un de mes BDU fétiche Propper (comme tous les jours), un t-shirt en coton, une veste PCU level 5 de chez BHI (sorte de gore-tex XCR qu'un pote m'a légué dernièrement, première sortie avec), une paire de gants en cuir et un pakôl. Et mon Escape Cube pas tout à fait complet, avec 2-3 autres bricoles à la place. Pour moi, même si c'est pas du tout dans mes habitudes, c'est vachement MUL, hein.
Il est 1815. Le temps est gris, changeant, j'espère que ça va pas durer. Première partie, descendre au bord de ma rivière, par la forêt et plusieurs prés. L'herbe est bien mouillée, il y a de la brume un peu partout, je suis chez moi...
Pas de soucis par les pompes, l'eau "perle" encore dessus (pas de guêtres exprès).
Puis, comme il m'arrive parfois, j'ai eu envie de changer de chemin. Ou plutôt que de le suivre normalement (il passe de l'autre côté de la rivière et la remonte), je me suis dit que ça serait bien de passer par ce versant-ci. De plus, le terrain étant assez escarpé, je pourrais voir l'accroche sur terrain difficile mouillé. J'ai donc commencé à grimper, puis suivre par moment quelques pistes d'animaux. Je n'ai pas résisté de me coucher à plusieurs reprises pour en déterminer les traces...

J'ai ensuite traversé plusieurs clairières, pour me retrouver dans des parties de forêt que je n'avais encore jamais explorées! Du coup, mon rythme de progression, relativement rapide, s'est considérablement ralenti alors que je commençais à zigzager entre les jolis coins. Je me surprends à me dire qu'il y en a une quantité où il faudra que je revienne dormir, ou y creuser...

Je traverse aussi plusieurs petits marécages, des roseaux, en faisant bien exprès d'aller là où il y a le plus de boue

. Les chaussures ne bronchent toujours pas, mais l'eau les as teintées jusqu'à la languette. Le reste du matériel suit sans aucune peine, la veste est particulièrement respirante, n'absorbe absolument pas la pluie ou l'eau des feuilles.
J'arrive ensuite dans plusieurs pâturages, avec encore de l'herbe à 40 cm par endroit. Mes pantalons sont alors mouillés sur pratiquement tout l'extérieur des jambe. Du coup, je vais aussi essayer les chaps, que j'avais glissé à tout hasard dans le cube. Comme il ne faudrait pas contenter de si peu, je commence à faire plusieurs roulés boulé dans les herbes, sous le regard compatissant des vaches un peu plus loin...
J'arrive peu après à la séparation de ma rivière, là où ses deux affluents se rejoignent. Le fracas de l'eau sur les grands rochers de cet endroit est toujours un spectacle dont je ne me lasserai jamais, un peu comme regarder le feu. En ce début de nuit, avec la brume, c'est magique.
Mes chaussures n'étant toujours pas du tout mouillée, ça me fait un peu bizarre, habitué à avoir les pieds mouillés pour bien moins que ça. J'ai donc décidé de traversé les deux cours d'eau, à des endroits bien évidement safe, sans trop de courant. Ce n'est qu'après 30 secondes environ dans 50 cm d'eau que j'ai senti les premières infiltrations. La chaussettes s'est mouillée, mais sans vraiment plus (en tout cas pas assez pour devoir les changer).
J'avais initialement prévu de remonter à cet endroit, pour rejoindre ma télé pour la soirée. Mais dans ces moments, tout ça paraît fort loin, et surtout pas très malin. Du coup, je me suis dit que je ne risquerait rien à pousser un peu plus loin, quitte à revenir en arrière si jamais c'était trop long. J'entame donc une nouvelle montée, avec le tonnerre grondant au loin. Cool, j'ai quand même bien fait. Je vais un peu vite, et soudain crac, une forme vite identifiée comme un chevreuil détale. On ne peut pas tout faire de toute façon. Idem un peu plus loin, avec un renard cette fois-ci, mais qui s'arrête à mi-chemin, le temps que je lui fasse un petit signe de la main.
Je finis ma boucle sous une bonne petite pluie cette fois, en retraversant la rivière par le pont d'une route, avant de redescendre jusqu'à chez moi par un chemin gravilloné. J'en profite pour en faire plusieurs bouts au pas de gymnastique, pour voir le comportement de mes chaussures e mode plus dynamique. Malgré un petit peu d'eau que je sens à l'intérieur, aucun souci, et pas trop de ressenti au niveau des hanches ou des genoux. J'en profite encore pour faire plusieurs sink and fade, apercevant à temps deux promeneurs et deux voitures (y en a quand même un que j'ai zappé, qui a dû se poser bien des questions sur cet hurluberlu courant dans la nuit un bâton dans la main, sans lampe et tout...

).
Pour résumé, 9 km en un peu moins de 3 heures (600m de dénivelé environ, 2km de forêt en zigzag, 1 km de clairières et de champs, 2km de forêt en sentier et 4 km, dont 2 au pas de course, sur route gravillonée).
Arrivé chez moi, mon t-shirt était bien entendu trempé (de transpi). Je l'ai vite enlevé, pour ne remettre que ma veste, même mouillée. Après le léger frisson du contact, j'ai directement senti qu'elle recommençait à tenir chaud. Pour les chaussures, je les ai laissées dehors, juste abritées. Je veux voir comment elles se comporteront demain.
Le seul regret, c'est que j'aurais dû passer la nuit dehors, sans avoir rien prévu, mais du coup, pas de backup et surtout je n'avais rien pris à manger avec...mais ça sera pour bientôt.
Bon finalement, je ne suis pas sûr d'avoir apporté tellement de signal que ça, dans mon long fil...

C'était juste que j'avais envie de partager tout ça avec vous, et de montrer une façon dont le forum rempli son rôle, soit prolonger la vie. Parce que je suis sûr que ce genre de sortie y contribue vraiment, hein...
A+ les copains
